"J'avais des relations avec Joxean (Artze) mais je ne le connaissais pas en tant que poète, même si nous avions réalisé des chansons ensemble comme Zilbor-hesteak (Le cordon ombilical) par exemple. Un soir, peut-être en 1968, je suis allé dîner avec ma femme dans un restaurant de San Sebastian. Le poème, qui n'était pas encore paru, était imprimé sur les serviettes. C'était un acte de résistance contre l'interdiction faite par le régime franquiste d'utiliser la langue basque. Ma femme l'a lu, et m'a dit que c'était un beau poème. Je l'ai lu à mon tour, et il m'a beaucoup plu aussi. Quand nous sommes rentrés à la maison, je l'ai mis en musique. Je crois qu' il m' a fallu très peu de temps."